Le projet historique

Quand l’histoire est tenace.. Ce qui explique à juste titre que nos aînés ont du mal à croire au projet de pont aujourd’hui !

C’est au 19ème siècle que le premier projet est initié! En 1860,
à proximité de la gare d’Athis… Le projet sera abandonné en 1862…

1972 /1982 : Le projet d’autoroute A87 voit le jour et se présentait comme un 3ème périphérique ceinturant Paris, l’A86 étant le 2nd périphérique.
Le tracé, dans la zone nous concernant était une section A6 / RN6 (RN5 à l’époque). Le projet est abandonné en 1982. A l’époque les Elu-e-s, de la rive droite comme de la rive gauche, ainsi que les riverains, se sont opposés à ce projet.

Une étude de faisabilité très complète conclue, en 1975, à 5 propositions différentes de franchissement de la Seine :
1- Le doublement du pont du RER D (pont du Bourbonnais), qui relie les gares de Vigneux Sur Seine et Athis-Mons.
2- Un pont reliant Vigneux-sur-Seine à Athis-Mons au niveau de la Gare d’Athis-Mons, et donc une liaison directe RER C / RER D entre les gares de ces 2 communes.
3- Un pont à « taille humaine » au niveau de la passerelle d’Ablon-sur-Seine.
4- Un autre pont à « taille humaine » également à proximité du pont de Villeneuve-Saint-Georges, générant ainsi plus de fluidité de circulation entre les 2 rives grâce à ces 2 ponts situés à proximité immédiate l’un de l’autre.
5- Un viaduc qui franchirait la Seine au niveau de la rue Caron côté Athis-Mons.

Cette étude conclue que ce dernier projet de Viaduc serait le plus judicieux mais que : « cela engendrerait la destruction radicale des environnements et des sites traversés, voire la destruction des tissus urbains existants ». Si ce tracé avait été retenu, les estimations, en 1975, étaient de 43 000 véhicules/jour.

1991 : Une nouvelle étude concernant le trafic routier révèle que, pour une liaison A6 / RN6 / RN7, l’hypothèse d’un souterrain serait acceptable pour les populations impactées par ce projet mais que néanmoins l’A6, déjà saturée, ne saurait absorber le trafic supplémentaire généré. Cette étude est demandée dans le cadre du projet ICARE, autoroute souterraine à péage évoquée, toujours, par le Schéma Départemental d’Aménagement Urbain d’Ile de France.

1992 : Une solution intermédiaire, afin de fluidifier le nœud routier de Villeneuve Saint Georges, un projet de déviation traversant la ville de Crosnes, sur la rive droite de la Seine, en viaduc est proposé. Bien évidemment Elu-e-s, et riverains s’opposent à ce projet qui ne verra jamais le jour.

Dans les années 2000, quelques Elu-e-s se mobilisent pour remettre le franchissement de la Seine au premier plan. Le conseil général vote en 2003 une somme de 76 000 € pour les études. Quatre ans plus tard, en 2007, le dossier est remis à l’ordre du jour lors de l’élaboration d’un contrat région-Département avant de retomber à l’eau quelques mois plus tard.

En 2007 la possibilité de créer une voie le long du pont de chemin de fer du Bourbonnais (pont du RER D, reliant les gares de Juvisy et Vigneux sur Seine) est exhumée, mais le schéma directeur d’Ile-de-France (Sdrif), approuvé en 2013, oriente son action vers des liaisons douces et la mise en service du projet de tramway T7 entre Villejuif et Athis-Mons est actée.

Cette idée de nouveau pont refait surface en fin d’année 2012, lorsqu’une partie du pont de Villeneuve-Saint-Georges s’était affaissée suite à des opérations de salage successives. A cette même période le Conseil régional s’était notamment positionné sur la création d’un pont réservé aux transports en commun et aux circulations douces

Et aujourd’hui? Alors que les politiques publiques sont sensées privilégier les transports collectifs, le respect de l’environnement, nous protéger contre les particules fines, le bruit, privilégier les énergies renouvelable plutôt que fossiles… Que projette-t-on sur Athis-Mons?